Je me souviens encore de cette douleur comme si c'était hier. Je peux encore la sentir. On peut avoir conscience du chagrin mais, jusqu'à ce moment précis, je n'avais pas encore réalisé que ce sentiment pouvait presque se matérialiser. Il y a la tristesse et il y a la douleur. Elle est là, palpable, elle est à l'intérieur et on se dit qu'on ne survivra jamais. J'avais si mal que j'avais envie de hurler. Impuissante, j'avais du mal à respirer. Il fallait que je fasse quelque chose. J'allais mourir. Ca peut sembler excessif mais sur le moment on pense vraiment qu'il y a une urgence. Laquelle, on ne sait pas trop bien ; on y pense pas d'ailleurs, mais il y a urgence et il faut faire quelque chose. C'est à ce moment précis que l'on continue à se battre ;)